© Chiharu Shiota

In Silence, 2008


Chiharu Shiota
Zustand des Seins



Cliquez ici pour le text en français


Das CentrePasquArt Biel präsentiert in diesem Jahr die erste grosse Museumseinzelausstellung von Chiharu Shiota (*1972 Osaka) in der Schweiz und stellt zwei raumgreifende Installationen der japanischen Künstlerin vor. Der grösste Raum des Kunsthauses (Salle Poma) wurde von der Künstlerin mit einem alles umfassenden monumentalen Gespinst aus schwarzen Wollfäden vernetzt, das eine aussergewöhnliche energetische Kraft ausstrahlt und den Besucher sogleich in den Bann zieht. Diese scheinbar in die Gegenwart gewebten Spuren des Vergangenen finden sich auch in den zum Zustand des Seins versammelten Arbeiten (Galeries), in denen Gegenstände des Alltags die Abwesenheit des Körpers thematisieren.


Die monumentale In-Situ-Installation "In Silence" (2008) im 365m2 grossen und 6 Meter hohen Saal zeigt einen verbrannten Konzertflügel, der, durch das Feuer empfindlich verletzt, sein Inneres preisgibt. Wie die Fliege im Spinnennetz ist das Musikinstrument in eine Art Kokon aus schwarzen Wollfäden, die vom Boden bis zur Decke kreuz und quer durch den Raum gespannt sind, eingewoben. Dem verstummten Instrument gegenüber stehen fünfzig angesengte Stühle, die von demselben Gespinst erfasst und miteinander verbunden sind. Das Publikum wartet auf Töne, die das Piano jedoch nicht mehr von sich geben kann. Der letzte Ton ist bei der vorausgehenden Performance der Verbrennung verklungen und erloschen. Die schwarzen Fäden visualisieren einerseits das nicht Sichtbare und geben quasi die Töne im Raum wieder. Andererseits verbildlichen sie die komplexen Beziehungen zwischen den Menschen. Weder der Anfang noch das Ende des Fadens ist sichtbar. Dies bleibt analog zum Leben ein Geheimnis: Niemand weiss, woher wir kommen oder wohin wir gehen.


Diese "scheinbar in die Gegenwart gewebten Spuren des Vergangenen" finden sich auch in den erstmals zu einer Gesamtinstallation versammelten Arbeiten "Trauma/Alltag" (2006-2008) in den Räumen der Galeries. Die mit schwarzen Wollfäden in einzelne dreidimensionale Rahmen eingewebten gebrauchten weissen Kleider und Gegenstände des Alltags thematisieren die Abwesenheit des Körpers. In den Räumen frei schwebend, verbildlichen die ruhenden Gebilde kurze Momente der Erinnerung oder das mystische Verharren im Zustand des Seins.


Zwei Videos "Falling Sand" (2005) und "Bathroom" (1999) ergänzen die Ausstellung. Sie zeigen auf, dass die Künstlerin vor allem in ihren früheren Performances meist ihren Körper selbst in den Mittelpunkt stellt. In den jüngsten Werken löst sie sich zunehmend davon ab.


Die Werke von Chiharu Shiota handeln von der Frage nach der Identität des Individuums inmitten der globalisierten Welt und der Beziehungen der Menschen untereinander. "Die Fäden weben sich ineinander. Verwirren. Zerreissen. Entwirren sich" (Chiharu Shiota). Je nach gewähltem Objekt können sie auch als "Metaphern für das Gefangensein im Netz der Alpträume" verstanden werden. Die Künstlerin untersucht, ausgehend von subjektiven Empfindungen, Fragen, die jedoch weit über persönliche Betroffenheit hinausgehen. Ihre Installationen faszinieren durch die ausstrahlende Kraft ihres energischen Zugriffs auf den Raum und die Spannung zwischen Geborgenheit und Kälte. Obwohl nicht in den traditionellen japanischen Formen tätig, sind die Arbeiten von Chiharu Shiota dennoch stark von der japanischen Kultur geprägt. Besonders der zeichnerisch-kalligraphische Charakter der Fadenspannungen im Raum lässt an die Herkunft der Künstlerin erinnern.


Chiharu Shiota ist 1972 in Osaka, Japan, geboren, hat an der Kyoto Seika Universität ihr Studium abgeschlossen und studierte anschliessend in Deutschland bei Marina Abramovic und Rebecca Horn. Ihre Arbeit wurde in den letzten drei Jahren in mehreren wichtigen Ausstellungen gezeigt (u.a. in der Neuen Nationalgalerie Berlin, im National Museum of Modern Art Tokio und im P.S.1/MoMA Contemporary Art Center New York) und ist international in öffentlichen und privaten Sammlungen vertreten. Die Künstlerin hat mehrere renommierte Kunstpreise gewonnen und wurde im Februar 2008 mit dem höchstdotierten Preis der Agency for Cultural Affairs Japan ausgezeichnet.


Dolores Denaro


Zur Ausstellung erscheint im Verlag für Moderne Kunst Nürnberg eine reich bebilderte Publikation mit einem Textbeitrag von Dolores Denaro (dt./engl./franz.), Mai 2008.


Sonderedition
Der Kunstverein Biel gibt anlässlich der Ausstellung eine Sonderedition mit der Künstlerin heraus.


Ausstellungsdauer 13.4. - 15.6.2008

Oeffnungszeiten Mi-Fr 14 -18 Uhr, Sa/So 11 - 18 Uhr
auch während den Feiertagen gelten die normalen Öffnungszeiten
(Mo und Di geschlossen)


CentrePasquArt
Kunsthaus Centre d'art
Seevorstadt 71-75 Faubourg du Lac
CH-2502 Biel / Bienne
Telephone +41(0)32 322 55 86
Fax +41(0)32 322 61 81
Email info@pasquart.ch

www.pasquart.ch




Chiharu Shiota
Zustand des Seins



Le CentrePasquArt de Bienne présente cette année la première exposition muséale d'envergure en Suisse de l'artiste japonaise Chiharu Shiota (*1972 Osaka) à travers deux installations monumentales. La plus grande salle (Salle Poma) a été investie par un imposant cocon de fils noirs entremêlés, qui dégage une force énergétique extraordinaire et fascine aussitôt le visiteur. Ces traces du passé tissées dans le présent sont également visibles dans les œuvres regroupées autour du concept de l'état de l'être (Galeries), dans lequel des objets du quotidien thématisent l'absence de corps.


Dans la salle de 365m et de 6 mètres de haut, l'installation monumentale "In Silence" (2008) montre un piano à queue calciné qui, grandement atteint par le feu, révèle ses entrailles. Comme une mouche dans une toile d'araignée, l'instrument de musique est happé par une sorte de cocon de fils noirs tendus qui se croisent du sol au plafond à travers l'espace. Face à l'instrument muet, cinquante chaises carbonisées se trouvent saisies dans le même cocon, reliées entre elles. Le public attend les sons que le piano ne peut désormais plus produire, les dernières notes ayant retenti puis disparu lors de la combustion. Les fils noirs illustrent ce qui n'est pas visible et matérialisent la musique dans l'espace. Ils représentent également les rapports complexes entre les hommes. On ne voit ni le début ni la fin des fils. Un secret analogue à celui de la vie: personne ne sait d'où nous venons ni où nous allons.


Ces "traces du passé qui semblent être tissées dans les présent" sont également visibles dans une série de travaux pour la première fois regroupés, "Trauma/Alltag" (2006-2008), exposés dans les salles des Galeries. Des vêtements blancs et des objets du quotidien emprisonnés par un réseau de fils noirs dans un cadre tridimensionnel thématisent l'absence de corps. Flottant librement dans les salles, ces images paisibles représentent des moments brefs du souvenir ou encore le figement mystique de l'état de l'être.


Deux vidéos, "Falling Sand" (2005) et "Bathroom" (1999), complètent l'exposition. Elles montrent que dans ses performances précédentes l'artiste a surtout mis en scène son propre corps. Dans ses œuvres les plus récentes, elle s'en détache de plus en plus.


Les œuvres de Chiharu Shiota traitent de la question de l'identité de l'individu dans un monde globalisé et des relations entre les hommes. "Les fils s'entrelacent. S'emmêlent. Se rompent. Se dénouent" (Chiharu Shiota). Certains objets peuvent aussi être compris comme une "métaphore de l'emprisonnement dans la toile des cauchemars". A partir de sensations subjectives, l'artiste analyse des questions qui dépassent de loin l'impression personnelle. Ses installations fascinent par la force rayonnante avec laquelle elles investissent l'espace et par la tension entre sécurité et froideur. Bien qu'ils ne soient pas réalisés selon les formes japonaises traditionnelles, les travaux de Chiharu Shiota sont fortement imprégnés de la culture japonaise. L'aspect calligraphié des fils tendus dans l'espace, particulièrement, rappelle l'origine de l'artiste.


Née en 1972 à Osaka, au Japon, Chiharu Shiota a étudié à l'université Seika de Kyoto avant de compléter sa formation en Allemagne aux côtés de Marina Abramovic et de Rebecca Horn. Au cours de ces trois dernières années, plusieurs expositions importantes lui ont été consacrées (Neue Nationalgalerie Berlin, National Museum of Modern Art Tokio, P.S.1/MoMA Contemporary Art Center New York). L'artiste est également représentée internationalement dans des collections publiques et privées. Son travail a été salué par plusieurs distinctions et notamment par le prestigieux prix de l'Agency for Cultural Affairs Japan en février 2008.


Dolores Denaro


A l'occasion de l'exposition, une publication richement illustrée accompagnée d'un texte de Dolores Denaro paraît aux éditions Verlag für Moderne Kunst Nürnberg
(dt /fr./engl), mai 2008.


Edition spéciale
La Société des beaux-arts de Bienne et l'artiste éditent à cette occasion une édition spéciale.


Exposition 13.4. - 15.6.2008

Heures d'ouverture me-ve: 14h - 18h, sa/di 11h - 18h
même horaire pendant les jours fériés
(toujours fermé le lundi et mardi)